Mon point de vue

Filtres dégradés gris neutre, HDR ou assemblage

En photographie de paysage, il existe souvent une grande différence de luminosité qui dépasse les capacités de nos appareils, entre le ciel et le paysage proprement dit. Pour éviter la sur ou la sous exposition d’une partie de l’image différentes techniques existent : les filtres dégradés gris neutre, le HDR ou l’assemblage.

Les filtres dégradés gris neutre

Beaucoup de photographes de paysages recommandent l’utilisation de filtres dégradés gris neutre
Cette technique est efficace, mais je suis assez réservé à son sujet. Elle présente en effet les inconvénients suivants :
– coûteuse : nécessité d’investir dans un jeu de filtres rectangulaires et d’un porte-filtre adapté.
– lourde à utiliser : choix du filtre adapté, mise en place, réglage du niveau de la transition du gris au transparent.
– inadaptée à un paysage de montagnes du fait de la transition rectiligne du dégradé. Elle convient par contre parfaitement à un horizon rectiligne (paysage maritime).
Elle présente par contre l’avantage d’un gain de temps au post-traitement. Elle était totalement adaptée à la photographie argentique faute d’autre possibilité de retouche. En numérique, je la considère aujourd’hui comme dépassée par d’autres techniques.

Le HDR

Tout d’abord le HDR (high dynamic rangegrande plage dynamique ou grande gamme dynamique) . Prise de 3 ou 5 photos à des ouvertures différentes (bracketing) et assemblées à l’aide d’un logiciel adapté. Zone par zone, les algorithmes de fusion HDR vont choisir les pixels les mieux exposés dans chaque prise de vue, afin de composer une image dont tous les pixels sont correctement exposés. Trop poussé le traitement peut produire des images surréalistes, typées « HDR impressionniste, particulièrement laides. Personnellement je trouve que le traitement HDR présent dans Lightroom donne des images équilibrées et de qualité. L’utilisation d’un trépied est souhaitable mais pas indispensable.

L’assemblage

Autre méthode : prendre deux photos, l’une exposée pour le ciel, l’autre exposée pour le paysage et assembler les calques correspondants dans Photoshop ou autre logiciel équivalent en masquant les zones incorrectement exposées. Une mise au point différente pour chacune des photos permet par ailleurs d’augmenter la profondeur de champ. Cette méthode prend plus de temps en post-traitement et nécessite une bonne maîtrise du logiciel d’assemblage utilisé. L’utilisation d’un trépied est par ailleurs indispensable.

Qu’en pensez-vous ? Laquelle des 3 méthodes (filtres dégradés, HDR, assemblage) utilisez-vous ?